Interdiction de fumer : cafés et discothèques s’inquiètent

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‘entrée en vigueur en France de l’interdiction de fumer dans les bars, bars-tabac, casinos, discothèques, hôtels et restaurants, le 1er janvier à minuit devrait avoir de multiples conséquences pour les professionnels. Le délai de 24 heures accordé inextremis par le gouvernement n’y changera pas grand-chose. Tous les métiers y réfléchissent depuis plusieurs mois mais le retour d’expérience de pays comme l’Irlande ou l’Italie, qui ont aussi banni le tabac, leur donne déjà une bonne idée de ce qui les attend.  

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Bars et cafés. « Ces établissements vont souffrir, parce qu’une grande partie de leur clientèle sont des fumeurs », explique Jean-Marc Le Carour, vice-président de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie). Or, l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer intervient dans une branche déjà fragilisée économiquement. « Sur les 80 000 établissements adhérant à l’UMIH, environ 15 % d’entre-eux sont déjà dans une situation difficile, proche du dépôt de bilan », assure ainsi M. Le Carour.

Les professionnels sont d’autant plus pessimistes que la reconquête potentielle d’une clientèle de non-fumeurs, censée revenir dans les cafés, n’interviendra pas dans les deux ou troismois qui vont suivre l’interdiction. « Ça se fera, au mieux, dans les 6 mois », estime M. Le Carour qui ajoute que « cette période transitoire risque de faire toute la différencepour les entreprises les plus fragiles ». L’exemple de l’Irlande n’incite pas à l’optimisme : après dix-huit mois d’interdiction, l’activité y a reculé de 18 % à 25 %.

Discothèques. Le Syndicat national des discothèques et des lieux de loisirs (SNDLL) qui regroupe 75 % des acteurs du secteur se veut, lui, volontariste : « Dès le départ, on a accepté le principe de la loi. C’était irréversible, dans l’air du temps. En outre nous ne voulions pas exposer nos salariés au tabagisme passif », indique Patrick Malvaës, son président.

Il n’empêche que les préoccupations économiques sont là : de 4 000 discothèques dans les années 1980, il en reste aujourd’hui à peine 2 500 qui réalise 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Selon M. alvaës, 15 % à 25 % des établissements sont à la limite du dépôt de bilan.  « L’interdiction, sera un élément déstabilisateur supplémentaire », s’inquiète-t-il.

En Italie, la baisse de chiffre d’affaires a été estimée entre 2 % et 4 % pour la première année. En Irlande, sur la même période, la fréquentation a baissé en moyenne de 8% la première année. Après douze mois, le chiffre d’affaires est certes remonté, mais les clients, eux, ne sont pas revenus : « Quand on a les deux mains libres, on peut tenir deux consommations », ironisent les Irlandais.

Casinos. En Irlande comme en Italie, la loi antitabac a eu un impact encore plus sérieux dans les casinos. La baisse du chiffre d’affaires constatée la première année a été estimée entre 15 % et 20 %. Mais chez Lucien Barrière, qui exploite une quarantaine d’établissements en France, on table sur une baisse de seulement 5 % à 8 % de l’activité à court terme en raison, notamment, d’un rééquilibrage avec le retour d’une clientèle de non-fumeurs.

Pour assurer la transition, le groupe a investi 1 million d’euros pour la construction de cabines avec extracteurs, de fumoirs ainsi que pour l’aménagement de terrasses sans oublier la distribution de plus de 400 000 sucettes pour accompagner sa campagne « le casino change d’air ».

source : LE MONDE | 31.12.07 | 14h03  

article écrit par François Bostnavaron



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